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 Comme des barbares: Attention, une face cachée peut en cacher une autre!

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Skipp
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MessageSujet: Comme des barbares: Attention, une face cachée peut en cacher une autre!   Mer 11 Juin 2014 - 22:42

Bonjour,

A propos de l'excellent reportage "La face cachée des libérateurs" montrant que la libération de l'Europe par les américains a également engendrée des dizaines de milliers de viols et de meurtres... Voici un article expliquant que... malheureusement partout où se trouve des situations de guerre la soldatesque commet des exactions...

http://jcdurbant.wordpress.com/2006/03/27/comme-des-barbares-attention-une-face-cachee-peut-en-cacher-une-autre-d-day-for-french-revisionists/
Citation :

Comme des barbares: Attention, une face cachée peut en cacher une autre!
L’occasion était-elle trop belle ? Après Abou Ghraib et Guantanamo, notre quotidien de la gauche bien pensante, pouvait-il résister à l’aubaine de pouvoir rappeler que… "les beaux GI débarqués en 1944 en France se sont comportés comme des barbares" ?

Petit retour sur la critique d’un documentaire diffusé il y a trois jours sur France 3 au sujet des crimes sexuels commis sur notre propre sol français et européen par nos libérateurs américains lors de la dernière guerre ("La face cachée des libérateurs", adapté par Alain Moreau et Patrick Cabouat de l’ouvrage d’il y a trois ans du criminologue américain J. Robert Lilly).

Où après, comme on vient de le voir, nous avoir mis l’eau à la bouche, Libération nous assène, "2 500 meurtres (?) et viols commis par les GI’s entre 1942 et 1945 sur le seul sol anglais." * Omettant au passage et contrairement au film, de nous rappeler qu’il s’agissait probablement de la plus forte concentration de troupes de l’Histoire, à savoir 2 millions (et en fait, pour tout l’Europe, jusqu’à un maximum de 4,5 millions) d’hommes, ce qui doit faire un taux de viols pour le seul exemple de l’Angleterre, de… 0, 4 pour 1 000 par an ? Et le tout en période de guerre avec des ratio d’hommes en armes par rapport aux populations civiles de facteur 3 ou plus à des moments et à des endroits.

A titre de comparaison (que se gardent bien de donner nos médias ou même nos chercheurs !), aux EU dans la population civile en temps de paix, on doit être actuellement à 1,5 contre 2,5 en 1973 – les deux tiers, on le sait, par des familiers de la victime – mais, même s’il faut aussi tenir compte du beaucoup plus fort de taux de non-déclaration alors, il devait probablement y en avoir encore moins dans les années 40 ?

Libération rappelle aussi que "comme par hasard, les coupables sont, en majorité, des Noirs ou des Indiens, pour des raisons bien analysées dans le documentaire", raisons qui se résument – hélas un peu vite – à la seule discrimination des autorités américaines envers leurs soldats noirs, laissant totalement dans l’ombre le racisme des Français eux-mêmes** et l’éventualité d’une réelle sur-agressivité sexuelle des 10% de soldats noirs de l’Armée américaine (en subite possibilité, l’uniforme et l’alcool aidant sans parler du mythe du moindre racisme des "petites femmes faciles de Paris" transmis par les générations de la Première Guerre?), de réaliser le fantasme longtemps réfréné de… "se faire une Blanche " ?). Sans compter le fait que, affectés aux tâches de transport, ils étaient restés sur place près d’une année après le départ des troupes d’assaut …

Notre courageux journaliste finit quand même, à l’instar du film, par un pudique "On attend encore les travaux d’historiens sur les exactions en Italie des troupes françaises, et celles de l’Armée rouge", mais se garde mystérieusement de donner les chiffres et estimations que donne pourtant le documentaire lui-même. A savoir, des milliers de viols par les troupes coloniales françaises (Marocains apparemment ***) pendant la campagne d’Italie (voir photos ci-contre du film adapté en 1961 par Vittorio De Sica du roman du même nom d’Alberto Moravia, "La Ciociara" – "Two women" en anglais -, avec Sophia Loren – primée à Cannes et Hollywood – et Jean-Paul Belmondo, où, en 1943, une femme originaire de La Ciociora au sud de Rome subit, avec sa fille de 13 ans et dans l’église où elles s’étaient réfugiées, le viol sauvage et collectif d’un corps de soldats marocains de l’armée coloniale française), puis en Allemagne, d’autres milliers pendant les derniers mois de la guerre et dans leur zone d’occupation (Sénégalais ?), dont près de 1200 pour la seule ville de Stuttgart ? Sans parler des centaines de milliers (millions ?) par les troupes soviétiques en Allemagne ?

Mais il faut dire que la critique de l’Humanité est elle encore plus pudique… puisqu’elle n’en dit tout simplement pas mot ! (voir ci-dessous).

Pourtant Le Monde montre lui que ce minimum d’honnêteté intellectuelle était possible puisqu’il mentionne lesdits chiffres… Même s’il aurait peut-être aussi été utile, ce que le livre (mais pas le film) fait, de rappeler qu’en France le viol n’a été reconnu comme crime qu’en… 1978 ?

Télévision

Docu. Retour sur les crimes et viols commis en Angleterre et en France par des soldats américains, entre 1942 et 1945.

Enragés sous les drapeaux

Sophie ROSTAIN
Libération

vendredi 24 mars 2006

(1) Chez Payot. Aucun éditeur américain n’a voulu de son travail (Libération du 2 juillet 2004).

France 3, 23 h 25. «La Face cachée des libérateurs»,
un documentaire d’Alain Moreau et Patrick Cabouat.

lls sont venus, ils ont vaincu, ils ont violé… Sale nouvelle, les beaux GI débarqués en 1944 en France se sont comportés comme des barbares. La chose est courante en temps de guerre, depuis la nuit des temps, il n’empêche…

Tout commence en 1942, sur le sol britannique où débarquent les premiers soldats américains. Anglais et Américains signent le Visiting Forces Act, qui autorise à «occuper le pays tel un pays conquis». Deux millions de soldats, dont 10 % d’Afro-Américains, vont transiter sur le sol anglais. Des films sont tournés pour l’armée américaine qui précisent quelle attitude les soldats noirs (la ségrégation est alors encore vive aux Etats-Unis) doivent avoir face aux ladies. Seulement voilà, les soldats, beaux, riches, se tiennent mal, comme témoigne Claire Chicoteau, engagée dans les Forces françaises libres : «Ils étaient fiers et arrogants. Ils se vantaient que tout était plus grand et mieux aux Etats-Unis, que l’Angleterre était un pays misérable, pauvre, petit.» Paroles d’enfants mal grandis, peut-être. Seulement voilà, les gamins qui arrosent leurs amies de dollars ont aussi des appétits sexuels. Et là, ça commence à déraper. Selon les travaux de J. Robert Lilly, chercheur en criminologie et auteur de la Face cachée des GI. Les viols commis par des soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale (1), on comptera 2 500 meurtres et viols commis par les GI entre 1942 et 1945 sur le seul sol anglais. Et ce n’est encore rien ! Le 6 juin 1944 a lieu le débarquement en Normandie. Le 14 juin 1944, le premier viol est commis, à quatre kilomètres de Sainte-Mère-l’Eglise. Quelques semaines plus tard, le général Juin écrit à Eisenhower pour que «soit mis un terme à l’insécurité permanente à laquelle sont soumises les populations terrorisées par les troupes américaines». En vain. Un an après, le chiffre est effarant : 3 500 crimes ! Encore ne s’agit-il que des plaintes traitées par les autorités militaires. Des cours martiales sont mises sur pied, composée de militaires blancs. Les jugements se succèdent à un rythme fou, les sanctions tombent : les coupables seront pendus. Comme par hasard, les coupables sont, en majorité, des Noirs ou des Indiens, pour des raisons bien analysées dans le documentaire.

Alain Moreau et Patrick Cabouat ont repris certaines de ces affaires et retrouvé des témoins de l’époque que l’on écoute avec stupeur. Les soldats américains franchissent ensuite la frontière allemande, et là, c’est autre chose : les viols ne sont plus des crimes, à peine des actes illicites. La fin de ce film qui jongle fabuleusement avec les archives, met justement les pendules à l’heure en rappelant que ces comportements sont ceux, partout et toujours, des vainqueurs. On attend encore les travaux d’historiens sur les exactions en Italie des troupes françaises, et celles de l’Armée rouge.

Voir aussi:

Médias télé
L’Humanité
24 mars 2006

La face cachée des libérateurs

France 3, 23 h 25.

Lors de l’entrée en guerre de l’Angleterre, Churchill avait promis du sang et des larmes. Il avait oublié le sperme. Mais l’armée américaine, elle aussi, aura été prise de court. Elle n’avait prévu ni les juges ni les bourreaux pour traiter des viols commis par ses soldats. Il y en aurait eu 2 040 en Angleterre, 3 620 en France et plus de 11 000 en Allemagne. Le viol est tant une arme de guerre qu’un dommage collatéral pour cette armée de libérateurs n’osant s’avouer d’occupation. Le documentaire d’Alain Moreau est accablant. Même si l’on sent que, pris dans un sujet trop vaste, il a voulu tout traiter, au risque de laisser des zones d’ombre. Mais l’éclairage apporté n’en est pas moins salutaire.

S. H.

Il apporte toutefois une conclusion fort pertinente, en rappelant que l’armée allemande a pratiqué le viol à grande échelle dans toute l’Europe, que l’armée soviétique est responsable de plusieurs centaines de milliers de crimes sexuels, que les soldats français ont violé des milliers de femmes au cours de la campagne d’Italie et qu’en Allemagne, pour la seule ville de Stuttgart, des documents attestent l’implication des troupes françaises dans 1 098 viols. Et Alain Moreau d’ajouter : "A quand un ouvrage français à l’image de celui publié par le professeur Lilly ?"

23.25 FRANCE 3
La face cachée des libérateurs
Le Monde du 19.03.06

Patrick Cabouat (Fr3, 2005).
Depuis un demi-siècle, combien de fois a-t-on vu ces images idylliques de la Libération avec l’immanquable illustration sonore d’un des airs les plus « swing » de Glenn Miller : ces Françaises arborant leurs plus belles robes à fleurs pour sauter au cou des GI fraîchement débarqués (voir photo en « une ») ? « Elles disent la vérité, ces images, avertit ce documentaire. Mais pas toute la vérité. » Fin juin 1944, en Normandie, trois semaines seulement après le débarquement, 175 soldats américains étaient déjà accusés de viols. Certains ont été pendus sur-le-champ, aussitôt après leur condamnation par un tribunal militaire.

Ancien éditeur audacieux ( Suicide, mode d’emploi ; P comme Police, etc.), Alain Moreau, aujourd’hui scénariste et documentariste, poursuit une démarche toujours aussi singulière. Comme il avait exploré l’ « histoire tourmentée et cachée » d’Interpol, il avait décrit, dans Fusillés pour l’exemple (réalisé aussi par Patrick Cabouat), la répression aveugle des mutineries dans l’armée française durant la première guerre mondiale. Dans ce dernier cas, il s’était fondé sur les travaux d’historiens qui avaient profondément exploité des archives militaires, dont l’accès avaient été longtemps restreint.

Cette fois, Alain Moreau s’est fondé sur les recherches effectuées par J. Robert Lilly, professeur d’université aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, qui a notamment fouillé, à Washington, les documents des cours martiales de la seconde guerre mondiale, récemment déclassifiés. Ce sociologue et criminologue américain a publié en France le résultat de son étude dans un livre intitulé La Face cachée des GI’s (Payot), mais il n’a pu le faire aux Etats-Unis, où les éditeurs se sont récusés pour cause de guerre en Irak…

Robert Lilly guide ce documentaire aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne, pour interroger divers témoins. Selon lui et les archives, 2 500 « viols ou meurtres » ont été imputés aux troupes américaines outre-Manche, où elles étaient stationnées de 1942 à 1944, avant le débarquement. Ces exactions ont augmenté en France : 3 500 en un an. Elles se sont considérablement multipliées outre-Rhin : plus de 11 000. Ce documentaire troublant à plus d’un titre révèle que 84 % des condamnés à mort étaient des Noirs alors qu’ils ne représentaient que 10 % des effectifs. Mais l’une des qualités de ce film est de montrer à quel point la ségrégation et la discrimination raciales étaient encore en vigueur, à l’époque, dans l’armée des « libérateurs ».

Ces chiffres et les faits rapportés sont accablants, d’autant plus que Robert Lilly considère que « seulement 5 % des viols ont donné lieu à des plaintes ». Mais ce film démythificateur souffre, par moments, d’imprécision, quand on se demande s’il est question d’estimations, de plaintes enregistrées ou de condamnations. D’autre part, le commentaire lu par Marie-Christine Barrault est parfois un peu trop insistant. Il apporte toutefois une conclusion fort pertinente, en rappelant que l’armée allemande a pratiqué le viol à grande échelle dans toute l’Europe, que l’armée soviétique est responsable de plusieurs centaines de milliers de crimes sexuels, que les soldats français ont violé des milliers de femmes au cours de la campagne d’Italie et qu’en Allemagne, pour la seule ville de Stuttgart, des documents attestent l’implication des troupes françaises dans 1 098 viols. Et Alain Moreau d’ajouter : « A quand un ouvrage français à l’image de celui publié par le professeur Lilly ? »
Francis Cornu

* Lilly estime à 18 000 le nombre de viols (déclarés) perpétrés par les forces américaines pour l’ensemble de leur campagne européenne entre 1942 et 1945

** Voir ci-dessus l’inscription de la pierre tombale normande, d’un mari assassiné en 1944 par un groupe de noirs pour avoir tenté d’empêcher le viol de sa femme ("Tué par des noirs")

*** les Italiens inventeront même l’expression "se faire maroquiner" et l’Etat italien se verra obligé de verser des pensions aux victimes …

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