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 A Bassorah, les Britanniques ne pouvaient pas gagner

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Skipp
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MessageSujet: A Bassorah, les Britanniques ne pouvaient pas gagner   Mer 19 Déc 2007 - 10:03

Bonjour, Neutral

Les anglais, après avoir soutenu Bush le belliqueux, ont décidés de quitter l'Irak... alors même que le pays n'est pas sécurisé... Le sud de l'Irak va-t-il alors basculer dans le chaos ? Je pense que les observateurs américains vont attendre d'en voir le résultat pour se prononcer sur leur départ ou non...

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=80776
Citation :
A Bassorah, les Britanniques ne pouvaient pas gagner

L'armée britannnique a officiellement transmis aux autorités irakiennes le pouvoir dans le sud du pays. Mais elle laisse derrière elle une ville menacée d'affrontements entre milices chiites rivales, constate The Independent.

Le 16 décembre, la Grande-Bretagne a confié aux Irakiens la responsabilité de la sécurité dans la province de Bassorah, mettant ainsi officiellement fin aux efforts vainement entrepris par Londres depuis presque cinq ans pour contrôler le sud de l'Irak. A l'occasion du transfert de pouvoir, des milliers de soldats et de policiers irakiens ont défilé sur les rives du Chott El-Arab, qui passe près de Bassorah.

La grande majorité des habitants sont ravis de voir les Britanniques partir. "La joie est visible sur tous les visages", déclare Adel Jassam, un enseignant. "C'est comme si l'on avait ôté un lourd fardeau de nos poitrines". Il y a quelque temps, l'armée de Sa Majesté était parvenue à la conclusion que ses patrouilles étaient vaines et ne faisaient qu'offrir des cibles aux miliciens. La retraite ordonnée des Britanniques ne s'est pour l'instant pas accompagnée d'un affrontement pour le contrôle de la ville entre les trois principaux candidats au pouvoir. Il s'agit du mouvement Fadhila, qui a la mainmise sur l'essentiel du gouvernement, de la milice de l'Armée du Mahdi, fidèle à l'imam radical Moqtada Al-Sadr, et de l'organisation Badr, du Conseil islamique suprême d'Irak (ISCI).

Tous ces groupes contrôlent partiellement ou totalement diverses unités des forces de sécurité, ainsi que des fiefs économiques profitables comme le port de Bassorah, par lequel passent une grande partie des importations irakiennes. L'Iran continue d'exercer sur les milices une influence omniprésente quoique invisible.

La Grande-Bretagne cède de manière officielle le contrôle de la province, aussi nominal qu'il ait pu être, aux forces de sécurité gouvernementales. C'était depuis longtemps l'objectif théorique de Washington et de Londres dans le sud de l'Irak. Mais, en pratique, les deux pays ont de plus en plus privilégié un seul des partis chiites, l'ISCI. Ce qui pourrait entraîner une riposte de l'Armée du Mahdi et de Fadhila.

Les violences à Bassorah n'ont jamais été aussi terribles qu'à Bagdad ou Mossoul, car la ville était très majoritairement chiite et que les sunnites et les autres groupes minoritaires en ont progressivement été chassés. Par ailleurs, l'armée britannique n'a jamais tenté d'imposer son pouvoir sur les quatre provinces du Sud comme les forces américaines ont cherché à le faire pour s'assurer le contrôle du centre du pays.

La région où les soldats britanniques étaient censés favoriser une vie meilleure est l'une des plus dévastées d'Irak. Etant chiite, elle n'a jamais été choyée par le régime principalement sunnite de Saddam Hussein. Elle a également été bombardée durant les huit ans de guerre entre l'Irak et l'Iran où elle se trouvait en première ligne.

Les rivalités entre les diverses milices chiites restent intenses et pourraient se déchaîner à tout moment. Pour l'heure, l'Armée du Mahdi respecte une trêve décrétée par son chef Moqtada Al-Sadr. Le but affiché de ce dernier est d'éradiquer la criminalité, et il tient à éviter une confrontation militaire avec l'ISCI, soutenu par les Américains.

Dans le sud de l'Irak, la Grande-Bretagne a mis les pieds dans une petite guerre à laquelle elle ne s'attendait pas, et où ses objectifs n'ont jamais été clairs. Elle en ressort aujourd'hui tant bien que mal sans avoir réussi grand-chose, sa réputation militaire ternie, à l'issue d'un conflit qu'elle ne pouvait pas gagner.


Patrick Cockburn
The Independent

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