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 Des Chinois han pourchassent des Ouïgours au Xinjiang

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Skipp
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MessageSujet: Des Chinois han pourchassent des Ouïgours au Xinjiang   Mar 7 Juil 2009 - 20:04

Bonjour,

Le gouvernement chinois est décidément très loin de se rapprocher des idéaux des droits de l'Homme... Il soutient le gouvernement soudanais qui lance des razzias au Darfour, il soutient quantité de guerrillas et milices rebelles africaines, il martyrise le peuple tibétain, il violente le peuple ouïgour et ses minorités en général... Et bien sûr il prive de toute liberté son propre peuple... Et ce gouvernement utilise son pouvoir économique pour pratiquer le terrorisme économique envers l'Europe, les USA et le reste du monde... :1conf:

En 1949, année de l'annexion du turkestan oriental par la Chine, l'ethnie Han ne représentait même pas 6% de la population (40% aujourd'hui)... depuis la Chine a pratiquée comme à l'accoutumée une migration massive de Han pour siniser de force la région et ainsi tenter de noyer et faire disparaître peu à peu la culture des locaux. La Chine a horreur de la diversité culturelle et cherche à imposer son "modèle" aux autres...

Il est pratiquement impossible que le gouvernement chinois donne un jour l'indépendance au Turkestan oriental... celui ci est riche en gaz et en pétrole... et la vie humaine a peu de valeurs face aux féroce appétit énergétique et économique de la Chine.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/des-chinois-han-pourchassent-des-ouigours-au-xinjiang_772961.html
Citation :
Des Chinois han pourchassent des Ouïgours au Xinjiang
URUMQI, Chine - Deux jours après de sanglants accrochages qui ont fait 156 morts et un millier de blessés, des Chinois de l'ethnie han armés de barres de fer et de machettes se sont répandus mardi dans les rues d'Urumqi, la capitale du Xinjiang, pour s'en prendre aux musulmans ouïgours.

La police anti-émeute chinoise a fait usage de gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les manifestants répandus dans la ville et y faire appliquer un couvre-feu. On n'a pas signalé de morts dans les derniers incidents.

Des centaines de Han, souvent munis de couperets de boucherie, de barres métalliques et de bâtons, ont saccagé des boutiques appartenant à des Ouïgours, qui sont majoritaires au Xinjiang et entretiennent des liens linguistiques et culturels avec des communautés d'Asie centrale.

Certains Han criaient "Attaquez les Ouïgours" alors que les deux camps se lançaient des pierres. Quelques-uns ont pénétré dans l'escalier d'un immeuble d'appartements et ont tenté de forcer la porte d'un autre tandis que des habitants faisaient pleuvoir des pierres sur eux du haut du toit. La police a fini par disperser la foule.

Bien que les forces de l'ordre aient tenté de contenir les débordements au moyen de gaz lacrymogènes, cela n'a d'abord fait qu'enhardir les manifestants, pris entre deux détachements de policiers anti-émeute distants de 600 mètres l'un de l'autre.

"Ils nous ont attaqués. Maintenant, c'est notre tour de les attaquer", a déclaré à Reuters un homme qui se trouvait dans la foule. Il a refusé d'indiquer son nom.

ATTAQUES, RIPOSTES

Avec le Tibet, le Xinjiang est l'une des régions les plus "sensibles" de Chine. Les Ouïgours, musulmans et turcophones, représentent près de la moitié des 20 millions d'habitants de ce gigantesque territoire qui jouxte l'Afghanistan et le Pakistan.

De nombreux Ouïgours supportent mal le poids économique croissant des Han, majoritaires dans certaines villes, et le contrôle du pouvoir central sur la religion et la culture.

Pékin consacre des fonds importants à l'exploitation des riches gisements de pétrole et de gaz du Xinjiang ainsi qu'à la protection de sa zone frontalière bordée par le Pakistan, l'Afghanistan et l'Asie centrale.

Mais les Ouïgours, qui avaient lancé une série d'attaques durant la préparation des Jeux olympiques de Pékin l'an dernier, considèrent que les Han en sont les principaux bénéficiaires.

Des manifestants se sont lancés en avant en chantant l'hymne national chinois avant que la police ne les repousse.

Des policiers anti-émeute munis de matraques et de boucliers ont écarté des protestataires d'un quartier ouïgour, mais des centaines d'entre eux ont franchi le cordon de sécurité.

Parmi les manifestants ouïgours, on observait de nombreuses femmes brandissant la carte d'identité de leur mari, de frères ou de fils, victimes selon elles d'arrestations arbitraires après les émeutes de dimanche à Urumqi.

"Mon mari a été emmené hier (lundi) par la police. Ils n'ont pas dit pourquoi, ils l'ont juste emmené", a déclaré à Reuters une femme du nom de Maliya.

Abdul Ali, un Ouïgour d'une vingtaine d'années, torse nu et poing serré, a dénoncé l'arrestation de trois de ses frères et d'une soeur. "Ils nous arrêtent sans raison et il est temps que nous répliquions", a-t-il dit à Reuters.

LES "TROIS FORCES"

Les émeutes avaient débuté après une manifestation contre la riposte de Pékin à des heurts entre Han et ouvriers ouïgours fin juin dans le sud-est de la Chine. Deux Ouïgours accusés d'avoir violé une Han avaient été tués à Shaoguan, ville du Guangdong.

Pour le pouvoir central, cette affaire n'était qu'un prétexte et les émeutes étaient imputables à des extrémistes de l'étranger, qu'il regroupe sous l'expression des "trois forces" - séparatisme, terrorisme et extrémisme religieux.

Le dirigeant local du Parti communiste, Wang Lequan, a dit que "ce combat (était) loin d'être terminé" et a appelé les autorités à se lancer dans "une lutte contre le séparatisme".

Des organisations ouïgoures en exil ont nié tout complot.

Navi Pillay, Haut Commissaire de l'Onu pour les droits de l'homme, a déclaré que les manifestants étaient en droit de protester pacifiquement et que les personnes arrêtées devaient être traitées dans le respect du droit international.

"J'exhorte les dirigeants civils ouïgours et han, ainsi que les autorités chinoises à tous les niveaux, à exercer la plus grande modération afin de ne pas provoquer de nouvelles violences et d'autres morts", dit-elle dans un communiqué en faisant état d'une "tragédie majeure".

Li Zhi, chef du PC d'Urumqi, a justifié la répression et confirmé que les services internet avaient été interrompus dans certaines parties de la ville pour prévenir une propagation de la violence. "Il doit être dit que tous étaient des éléments violents qui brandissaient des bâtons, saccageaient, pillaient, brûlaient et même tuaient sur place", a-t-il dit à la presse.

Des journaux du Xinjiang ont publié des photos frappantes des violences, montrant des cadavres dont celui d'une femme qui avait la gorge tranchée.

Malgré le renforcement de la sécurité, des incidents semblent s'être étendus dans la région. Selon Chine nouvelle, la police a dispersé 200 personnes lundi soir devant une mosquée à Kashgar, dans le sud du Xinjiang.

Les ambassades de Chine en Allemagne et aux Pays-Bas ont été attaquées par des militants pro-ouïgours qui ont brisé des vitres, a annoncé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Pékin a condamné ces agressions.

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MessageSujet: Re: Des Chinois han pourchassent des Ouïgours au Xinjiang   Mar 7 Juil 2009 - 20:11

Petit retour historique sur une région riche en Histoire situé sur la route de la soie:

http://www.diploweb.com/Chine-le-Xinjiang-et-les-Ouigours.html

Citation :
En 840, suite à la défaite face aux envahisseurs kirghiz, un grand nombre de Ouïgours émigrent vers l’ouest. Ils pénètrent dans la région actuelle du Xinjiang et transfèrent leur capitale des bords de l’Orkhon à Beshbalik alors que Turfan (connue à l’époque sous le nom de Qocho) devient la seconde capitale du nouvel Etat (19). Ce " Royaume des Ouïgours occidentaux " domine la région entre 840 et 1284 (20). Progressivement, les Ouïgours abandonnent leur mode de vie nomade pour adopter celui plus policé des populations sédentaires indo-européennes des oasis (21). Ils finissent par se mélanger à elles. La langue ouïgoure remplace ainsi le Tokharien, langue indo-européenne parlée jusque là par les populations locales.

De cette fusion entre nomades et sédentaires naît la brillante civilisation de Kocho. Sur le plan religieux, les populations de la région pratiquent le manichéisme, le bouddhisme ou le christianisme nestorien (22).

L’islamisation de la zone est progressive. Les agents de sa propagation sont au XIème et XIIème siècles les Qarakhanides (998-1212), première dynastie islamique turque, qui lancent des campagnes militaires contre les bouddhistes à partir de Kachgar (23). Les Qarakhanides gardent le contrôle du sud et de l’ouest du bassin du Tarim jusqu’en 1141, date de leur défaite face aux Kara Khitaï. Malgré sa propagation et avant de s’imposer définitivement, l’islam affronte un retour du bouddhisme et même du christianisme sous l’influence de la dynastie des Kara Khitaï (1124-1211) qui détruit le khanat musulman de Kachgar (24). Le bouddhisme se perpétue d’ailleurs dans certaines parties de la région (Turfan et Hami) jusqu’au XVIème siècle. Aux Kara Khitaï succèdent les Mongols qui conquièrent l’ensemble des bassins du Tarim et de la Dzoungarie en 1218.

En 1209, le royaume ouïgour de Kocho se soumet volontairement à Gengis Khan. Les Ouïgours fournissent aux Mongols leur alphabet mais aussi des administrateurs pour leur nouvel empire (25). Sous la dynastie mongole des Yuan qui règne en Chine de 1277-1367, la région fait brièvement partie de l’Empire avant d’être placée dès les années 1320 sous l’autorité complète des Djaghataïdes. C’est sous cette dynastie mongole que la conversion totale de la région à l’islam est acquise. Entre le XIVème et le XVIème siècles, les artisans de cette islamisation sont les cheiks de l’ordre soufi des Naqshbandis (26). En 1513, avec l’annexion de Hami par Mansur Khan (Djaghataï de l’est), le nom même de " Ouïgour " disparaît. Il ne refait surface qu’au début du XXème siècle sous l’influence du nationalisme turkestanais (27).

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